Politique

L'Iran menace d'empêcher le passage dans d'autres routes au Moyen-Orient -

Par — Journaliste Makaya Enfo
L'Iran menace d'empêcher le passage dans d'autres routes au Moyen-Orient -
La guerre qui oppose l'Iran aux États-Unis et à Israël depuis le 28 février 2026 a ouvert un nouveau front aussi silence que décisif : les routes maritimes du Moyen-Orient. Après avoir fermé le détroit d'Ormuz, Téhéran brandit désormais la menace d'étendre le blocage à d'autres voies stratégiques, du golf Persique à la mer Rouge, en passant par la mer d'Oman. Une escalade qui fait trembler les marchés mondiaux de l'énergie et met en alerte les marines de plusieurs puissances.

Du détroit d'Ormuz à la mer Rouge : une menace élargie

Depuis la fermeture du détroit d'Ormuz le 28 février 2026, provoquée en riposte aux frappes conjointes américano-israéliennes sur le territoire iranien, Téhéran a franchise un cap supplémentaire. Le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, a déclaré que l'Iran ne permettra aucune exportation ou importation dans le golf Persique, en mer d'Oman ou en mer Rouge, sans préciser la forme concrète qui prendrait ce blocage en mer Rouge.

Le conseiller du guide suprême Mohsen Rezaei est allé plus loin encore, menaçant de couler les navires américains qui tentaient de faire la "police" dans le détroit.

Le détroit d'Ormuz, arme géostratégique

Le détroit d'Ormuz est l'une des artères les plus vitales du commerce mondial. Environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié évoluent dans le monde et transitent chaque jour. Cette fermeture constitue un choc sans précédent après la première guerre du Golfe.

Un haut responsable iranien du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé la fermeture du Détroit le 2 mars 2026, menaçant tout navire tentant de traverser. Dans les heures qui ont suivi l'annonce, le trafic en dernier effondré : aucun pétrolier ne transmettait de signal via le système d'identification automatique, indiquant un arrêt du transit quasi total.

Lors de la deuxième semaine de mars, les prix de l'essence en Californie ont dépassé 5 dollars le gallon. Les économies d'Asie — Japon, Corée du Sud, Inde, Chine — les plus dépendantes du brut du Golfe, ont été frappées en première ligne.

La marine américaine en posture de force

Face au bloc iranien, Washington réagit sur le plan militaire et diplomatique. Le chef des forces américaines dans la région, Brad Cooper, affirme que les forces américaines ont complètement mis à l'arrêt le commerce maritime iranien, rappelant qu'environ 90 % de l'économie de Téhéran en dépendait. à escorter les pétroliers à travers le détroit "dès que possible". Le ministre de la Défense Pete Hegseth, d'après ce que j'ai vu après le Pentagone : si vous attaquez les troupes américaines ou les navires commerciaux innocents, vous serez affronte une force américaine écrasante et dévastatrice.

Le 13 avril, Trump a répondu au blocage du détroit en décrétant un bloc total des ports et zones côtières iraniennes, entre en vigueur à 18 heures, heure locale de Téhéran.


La France et l'Europe mobilisées

Le 9 mars, le président Emmanuel Macron à annoncé que la France et plusieurs autres États mettaient en place une mission d'escorte. "purement défensive et de bra" pour les navires marchands transitant par le détroit, dans le cadre de l'opération Aspides. Une douzaine de navires français ont été déployés dans la région.

Le porte-avions Charles de Gaulle a été envoyé en Méditerranée orientale, Tandis que la frégate Languedoc a été positionnée au large de Chypre pour contribuer à la protection de l'île face aux menaces iraniennes. Les menaces sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que la stabilité économique et financière. les jours suivants, bien que Washington maintienne son bloc sur les ports iraniens. Ces discussions sont en Cours en vue d'une reprise des pourparlers à Islamabad, avec le Pakistan comme médiateur.

Téhéran a réaffirmé sa volonté de continuer à négocier, mais les tensions demeurent vives. Trois navires américains ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz, provoquant une riposte militaire américaine ciblant des installations militaires iraniennes. Le chef d'état-major Dan Caine a déclaré que l'armée américaine est prête à reprendre des opérations majeures de combat contre l'Iran si l'ordre en est donné. faire payer les navires qui empruntent le détroit d'Ormuz. Unir posture qui illustre l’ambition iranienne de transformer ce bras de mer en levier politique et économique permanent. Unresponsable iranien qualifié le détroit d'"opportunité aussi précieuse qu'une bombe atomique".

Après avril, certaines méthodes se trouvent aux Émirats arabes unis ont discrètement repris le transit, transpondeur éteint — signe que le commerce tente de survivre malgré le chaos. Mais la menace d'une extension du blocage à la mer Rouge, dont les Houthis du Yémen ont déjà démontré la vulnérabilité, continue de peser sur l'ensemble des routes maritimes du Moyen-Orient.

Source originale : ME Hayti

Auteur

Via ME — Journaliste Makaya Enfo

Rédaction Makaya Enfo.

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