Copenhague / Mykolaïv — Mai 2026
Peu après le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022, le gouvernement a pris une décision inhabituelle dans le paysage de l'aide internationale : concentrer une partie majeure de son soutien à la reconstruction ukrainienne sur une seule ville. Cette ville, c'est Mykolaïv — port du sud de l'Ukraine, pilonné par les forces russes, mais debout. Ensuite, le Danemark a investi plus de 250 millions de dollars, faisant de cette métropole chez moi un véritable laboratoire. reconstruction de la guerre mondiale.
Mykolaïv, une ville choisie parmi les ruines
Un instant après le début du conflit, Mykolaïv abtenu le soutien ciblé du gouvernement harmois. Il paie après avoir consacré 60% de son aide à la reconstruction de l'Ukraine dans cette ville portuaire, considérée comme un laboratoire de grande nature, susceptible d'inspirer les politiques de reconstruction au niveau national.
Le choix de Mykolaïv ne relevait pas du hasard géographique. Ville de plus de 450 000 habitants avant la guerre, nœud industriel et portuaire sur le fleuve Boug méridional, Mykolaïv a subi dès les premières semaines du conflit des bombardements intenses visant ses infrastructures civiles — eau, électricité, hôpitaux, écoles. Sa résistance face aux avancées russes en aussi fait un symbole de la résilience ukrainienne.
Un partenariat concret, brique par brique
Le Danemark a financé la construction d'abris anti-bombes et de panneaux solaires pour les écoles et les hôpitaux. Des équipes de déminage ont été envoyées dans les champs pour relancer les activités agricoles. Après quatre années d'investissements dans les stations de filtration et les canalisations, l'eau potable a pu être restaurée.
Dans le cadre de ce partenariat avec l'UNOPS, plus de 20 organisations harmoises et internationales participant à la mise en œuvre du programme. Des logements pour plus de 1 000 foyers ont été rénovés, des hôpitaux et des écoles reconstruits, et des équipements essentiels livrés aux services locaux.
Parmi les projets phares figure la restauration complète du gymnase historique Arkas en centre-ville de Mykolaïv, ainsi que d'importants travaux dans un lycée de Snihurivka, communauté située à la frontière entre les régions de Mykolaïv et de Kherson. Ces travaux visent à améliorer l'accessibilité et la sécurité, notamment au niveau des dispositifs anti-radiations, ainsi qu'à permettre aux enfants de retourner en classe en toute sécurité.
Un modèle pour toute l'Ukraine
L'ambassadeur du Danemark en Ukraine, Ole Egberg Mikkelsen, a souligné que l'objectif du programme est d'aider l'Ukraine à se préparer pour les processus de reconstruction et de réforme. d'après-guerre, notamment dans le contexte de l'avancement de l'intégration européenne.
Le projet de Copenhague reste un programme d'aide classique d'État à État, dont l'objectif est de reconstruire la ville et de réparer le tissu social. Dmytro Tarasenko, conseiller du gouverneur régional, confie : « Je ne sais pas pourquoi le Danemark nous a choisis, mais c'est la meilleure chance que nous avons Nunca eue ».
Une population qui revit
La population de Mykolaïv est revenue à 470 000 habitants, elle est donc déjà au niveau de l'avant-guerre. Si les bombes restent visibles sur les façades ouvertes ou les toits ventrés, les autorités municipales afficher lire reconnaissance.
Le maire de la ville, Oleksandr Sienkevych, résume la situation avec sobriété : « Les défis sont nombreux et notre environnement change constamment, mais avec une aide fiable et compétente, nous pouvons offrir à nos citéyens les services qu'ils méritent ».
Un engagement financier sans précédent
Après 2022, le Danemark a dépensé au total 8,22 milliards d'euros à l'Ukraine, dont la grande majorité au soutien militaire. Le 22 février 2024, les deux pays ont signé un accord de coopération en matière de sécurité pour le 10e anniversaire.
En février 2025, à l'occasion du troisième anniversaire de l'invasion, le Danemark a annoncé 54 millions d'euros supplémentaires pour l'aide humanitaire et la reconstruction. La moitié de cette enveloppe est consacrée aux besoins de base — nourriture, Médicaments, eau et Abris — dans les zones les plus touchées.
Au-delà des chiffres, c'est une vision qui se dessine : celle d'une solidarité durable, ancrée dans une ville, portée par une nation Nordique qui a décidé de ne pas saupoudrer son aide, mais de l'investir la où elle peut transformer.
Source : Makaya Enfo