Samedi 20 juin 2026 — Bayahíbe, République dominicaine
Un violent incendie a ravagé dans la nuit de vendredi à samedi l'hôtel Viva Dominicus Beach by Wyndham, l'un des complexes balnéaires les plus fréquentés de la côte est de la République dominicaine. Une touriste italienne, mère de deux filles, a perdu la vie, tandis que près de 1 700 clients ont dû être évacués en urgence.
La station balnéaire de Bayahíbe, sur la côte est de la République dominicaine, prisée des touristes internationaux pour ses plages et ses complexes hôteliers tout compris.

Un incendie d'une rapidité fulgurante
Les flammes se sont déclarées dans la soirée de vendredi à l'hôtel Viva Dominicus Beach by Wyndham, situé dans la localité de Bayahíbe, à l'est du pays — une région très prisée des touristes internationaux pour ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers tout compris. Des vidéos amateurs, rapidement diffusées sur les réseaux sociaux, montrent l'ampleur impressionnante du sinistre, avec des flammes s'élevant au-dessus des bâtiments de l'établissement.
Selon le centre de crise national dominicain, le feu s'est propagé à une vitesse remarquable, sous l'effet conjugué du vent et de la présence de toitures en chaume sur une partie du complexe — un matériau traditionnel très utilisé dans l'architecture hôtelière des Caraïbes pour son cachet typique, mais qui se révèle particulièrement vulnérable face aux flammes.
Une touriste italienne perd la vie
Le bilan humain de cette catastrophe s'élève, à ce stade, à une victime. Selon des médias dominicains et italiens citant les autorités locales, une touriste italienne, décrite comme mère de deux filles, a perdu la vie dans l'incendie. Selon les premiers éléments rapportés, elle serait décédée d'une intoxication par la fumée plutôt que des flammes elles-mêmes — un mode de décès malheureusement fréquent lors d'incendies se propageant rapidement dans des espaces clos ou semi-fermés.
Plusieurs autres personnes ont par ailleurs été blessées et prises en charge par les services de secours dominicains, sans que leur état de santé n'ait été précisé à ce stade par les autorités.
Près de 1 700 personnes évacuées en urgence
L'Agence dominicaine de protection civile (COE), l'organisme chargé de la gestion des situations d'urgence dans le pays, a indiqué qu'environ 1 700 clients de l'hôtel avaient été évacués et mis en sécurité au cours de l'opération de secours. Un chiffre qui donne la mesure de l'ampleur de cet établissement, typique des grands complexes hôteliers tout compris qui caractérisent l'offre touristique de la région.
L'hôtel aurait été presque entièrement détruit par les flammes, selon les premiers éléments rapportés par l'agence de presse américaine AP. La nationalité exacte de l'ensemble des touristes présents sur place n'a pas été officiellement communiquée par les autorités dominicaines, mais selon plusieurs médias, des clients italiens, français et argentins, entre autres nationalités, séjournaient dans l'établissement au moment du sinistre.
Une cause encore indéterminée
À l'heure actuelle, la cause exacte de l'incendie n'a pas encore été établie par les autorités dominicaines. Une enquête a vraisemblablement été ouverte pour déterminer l'origine du sinistre et évaluer les responsabilités éventuelles dans sa propagation aussi rapide, notamment au regard du rôle joué par les toitures en chaume du complexe.
Un secteur touristique sous le choc
Cet incendie intervient dans un contexte où le secteur touristique dominicain, pilier essentiel de l'économie du pays, traverse une période déjà marquée par plusieurs drames récents. En 2025, la République dominicaine avait accueilli pas moins de 11,7 millions de touristes, venus profiter de ses plages et de ses sites culturels — un chiffre qui témoigne du poids économique considérable de ce secteur pour le pays.
Mais cette industrie reste également vulnérable à des catastrophes d'ampleur. En avril 2025, le pays avait été frappé par un drame d'une tout autre nature : l'effondrement du toit d'une boîte de nuit très fréquentée de la capitale, Saint-Domingue, avait coûté la vie à 235 personnes — l'une des pires catastrophes de ce type dans l'histoire récente des Caraïbes.
L'incendie s'est propagé rapidement dans le complexe hôtelier, notamment en raison de la présence de toitures en chaume, un matériau traditionnel mais hautement inflammable.

Les questions de sécurité dans l'hôtellerie tout compris
Ce nouvel incendie relance inévitablement les interrogations sur les normes de sécurité incendie appliquées dans les grands complexes hôteliers tout compris des Caraïbes, où des milliers de touristes internationaux séjournent simultanément, souvent dans des bâtiments mêlant matériaux traditionnels et infrastructures modernes.
La rapidité de propagation des flammes, favorisée par le vent et par les toitures en chaume, soulève la question de l'adéquation entre l'esthétique architecturale recherchée par ce type d'établissement — destinée à offrir une expérience typique et dépaysante aux visiteurs — et les impératifs de sécurité face au risque incendie, en particulier dans des structures accueillant un nombre aussi important de clients.
Une opération de secours d'ampleur
Face à l'ampleur du sinistre, les autorités dominicaines ont dû mobiliser des moyens considérables pour assurer l'évacuation en toute sécurité des quelque 1 700 personnes présentes sur le site. Si le bilan humain reste, à ce stade, limité à une seule victime au regard du nombre de personnes concernées, l'ampleur de la mobilisation nécessaire pour évacuer un établissement de cette taille en pleine nuit illustre la gravité de la situation à laquelle les équipes de secours ont été confrontées.
Les autorités locales devraient communiquer dans les prochains jours des éléments supplémentaires sur les causes de l'incendie, ainsi que sur le bilan définitif des blessés et l'avancement de l'enquête ouverte sur les circonstances de ce drame qui a brutalement interrompu les vacances de centaines de familles venues du monde entier.
