Neuf morts et plus de trente blessés : Kiev de nouveau frappée par des missiles balistiques russes.
Par Makaya enfo — Chroniqueur Makaya Enfo
KIEV — 1er août 2026
Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2026, la capitale ukrainienne a de nouveau été la cible de frappes russes. Selon les services d'urgence ukrainiens et le maire de Kiev, Vitali Klitschko, au moins neuf personnes ont été tuées et plus de trente autres blessées, dont plusieurs enfants, après des tirs de missiles balistiques ayant touché cinq arrondissements de la ville. Il s'agit de la seconde attaque d'ampleur visant la capitale en une semaine.
Ce que l'on sait de l'attaque
Les tirs sont survenus durant la nuit, déclenchant plusieurs dizaines d'explosions ressenties à travers la ville, selon des témoins cités par les agences de presse internationales. Le bilan humain, encore susceptible d'évoluer au moment de la publication de cet article, fait état d'au moins neuf morts et d'un nombre de blessés supérieur à trente, dont dix-sept ont été hospitalisés selon les autorités locales.
L'arrondissement de Darnytskyi, dans l'est de la capitale, a été le plus durement touché : sept personnes y ont perdu la vie et quatorze ont été blessées, dont deux enfants. Des incendies et des destructions y ont été signalés sur un bâtiment administratif et un autre édifice non résidentiel, ainsi que sur plusieurs véhicules. Dans l'arrondissement de Solomianskyi, deux personnes sont mortes et huit ont été blessées, dont deux enfants ; une partie d'un immeuble résidentiel de cinq étages s'est effondrée et a pris feu. Les équipes de secours ont dû évacuer trente-cinq habitants des étages supérieurs de ce bâtiment. Le maire Vitali Klitschko a également fait état d'un immeuble résidentiel partiellement détruit dans l'arrondissement de Chevtchenkivskyi, où des habitants sont restés un temps piégés dans les décombres.
Selon le bilan des autorités municipales, des destructions et des incendies ont été recensés dans cinq arrondissements au total. Cinq ambulances ont été entièrement détruites par le feu, et une vingtaine d'autres véhicules au service des établissements de santé de la capitale ont subi d'importants dommages. Des coupures d'électricité ont également été rapportées dans certains quartiers.
Une attaque qui s'inscrit dans une intensification des frappes russes
Cette attaque constitue la seconde frappe d'ampleur visée contre Kiev en l'espace d'une semaine. Deux jours plus tôt, un missile russe, probablement de croisière, avait touché le territoire polonais lors d'une frappe massive contre l'Ukraine. Cette même frappe avait fait neuf morts, dont six membres d'une même famille, dans un village proche de Kryvyi Rih. Dans la nuit du 29 au 30 juillet, la Russie avait par ailleurs mené une attaque combinant plusieurs centaines de drones et des dizaines de missiles de différents types contre l'ensemble du territoire ukrainien ; le président Volodymyr Zelensky a indiqué que la Russie avait utilisé, à cette occasion, un missile balistique nord-coréen pour la première fois depuis longtemps, lors d'une frappe ayant détruit une maison à Radouchné, dans la région de Dnipropetrovsk.
Ces derniers mois, la Russie a intensifié le recours aux missiles balistiques dans ses attaques contre les villes ukrainiennes, une arme particulièrement difficile à intercepter en raison de sa vitesse, plusieurs fois supérieure à celle du son. Cette évolution intervient alors que l'Ukraine fait état d'un déficit critique en munitions pour ses systèmes de défense antiaérienne Patriot, les plus efficaces contre ce type de missile.
Le contexte : une défense antiaérienne sous tension
Face à cette situation, le président ukrainien a multiplié ces derniers jours les appels à ses partenaires occidentaux pour obtenir davantage de soutien en matière de défense antiaérienne. Volodymyr Zelensky a notamment réitéré sa demande d'obtenir une licence permettant à l'Ukraine de produire elle-même des intercepteurs Patriot de type PAC-3, plutôt que de dépendre uniquement des livraisons extérieures. Donald Trump a indiqué vendredi que Washington n'avait pas encore donné son feu vert au transfert de cette technologie, la qualifiant de « chose difficile à céder ». Après un échange avec le vice-président américain JD Vance, Volodymyr Zelensky a réaffirmé que l'obtention de ces intercepteurs restait la priorité absolue de l'Ukraine face à la poursuite des attaques aériennes russes.
En représailles à ces frappes, l'Ukraine a par ailleurs intensifié ses propres attaques contre le territoire russe, ciblant principalement des dépôts pétroliers.
Une capitale qui reste, plus de quatre ans après le début de l'invasion, une cible régulière
Cette frappe survient alors que la guerre en Ukraine, déclenchée par l'invasion russe de février 2022, entre dans sa cinquième année. Malgré plusieurs tentatives de médiation internationale au cours de l'année 2026, les combats se poursuivent, et Kiev continue de subir des attaques aériennes de grande ampleur à intervalles réguliers. Des frappes russes comparables avaient déjà fait plusieurs dizaines de morts dans la capitale ukrainienne à d'autres reprises au cours des douze derniers mois, illustrant la persistance d'un risque élevé pour la population civile de la ville, malgré les systèmes de défense antiaérienne déployés pour la protéger.
À ce stade, les autorités ukrainiennes n'ont pas exclu que le bilan de cette dernière attaque puisse encore s'alourdir, les opérations de déblaiement et de recherche de victimes se poursuivant dans plusieurs des quartiers touchés.
Fonte Original: Makaya enfo
Auteur
Makaya enfo — Chroniqueur Makaya Enfo
Journaliste sportif. Spécialiste du football haytien et des compétitions internationales.
Sources et transparence
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