Économie

Les mesures du gouvernement sont un "frein à main" pour le prix des carburants, selon l'IBPT

Par — Journaliste Makaya Enfo
Les mesures du gouvernement sont un "frein à main" pour le prix des carburants, selon l'IBPT

Depuis le début du conflit armé impliquant les États-Unis et Israël contre l'Iran, les marchés mondiaux du pétrole ont plongé dans une profonde incertitude. Les tensions autour du détroit d'Ormuz — voie stratégique par laquelle transite une partie substantielle des exportations mondiales de brut — ont provoqué une envolée spectaculaire des cours internationaux du pétrole, répercutée presque immédiatement à la pompe dans tous les pays importateurs, dont la Belgique.
Dans l'espace de quelques semaines, les prix belges des carburants ont atteint des niveaux inédits depuis novembre 2022. par litre — un maximum de 16 centimes en une votre journée — tandis que l'essence 95 (E10) a grimpé jusqu'à 1,945 euro le litre. Ce niveau suscite une vive inquiétude parmi les consommateurs belges, les entreprises de transport et les secteurs agricole et maritime.

Le gouvernement De Wever face à un budget difficile a débuté une position de prudence budgétaire qui lui a valorisé autant de critiques que de bras. De Wever a argumenté qu'étant donné la situation assez mauvaise des finances du pays — "héritage d'une mauvaise gestion, de taux d'intérêt en hasse et d'une dette publique très lourde" — envisagé de "largesses à tout va" semblait pour lui "peu réaliste". pression. />Parmi les mesures concrètes adoptées:

Une indemnité kilométrique majorée pour les laborailleurs contraintes d'utiliser leur véhicule personnel pour les déplacements domicile-travail, sans impact sur le calcul de la marge salariale.
Un rapport des hausses d'accises sur le gaz et le mazout, initialement prévu sur la loi-programme, repoussées au premier jour de 2026 pour Voie d'amendement.
Une enveloppe de 15 millions d'euros répartie à parts égales entre le Fonds social mazout et le Fonds gaz et électricité.
Un soutien fiscal aux agriculteurs, via une augmentation du montant de la confiscation déductible par hectare, pour faire face à la hausse des coûts énergétiques.

Ces mesures ont été privilégiées par le MR. La coalition de l'Arizona avait décidé d'affecter les revenus fiscaux supplémentaires tirées de la hausse des prix de l'énergie à des mesures de soutien-gorge à deux groupes : les ménages les plus vulnérables se réchauffent avec une source d'énergie fossile, et les automobiles devant utiliser leur voiture pour se rendre au travail.

L'analyse de l'IBPT : un "frein à main" bien réel
C'est dans ce contexte agité que l'Institut Belge des services Postaux et des Télécommunications (IBPT) a pris la parole avec une analyse transversale des dynamiques du marché énergétique. Habituellement cantonne aux marchés des télécommunications et des services postaux, l'IBPT a été sollicité pour son expertise en régulation des marchés, dans le cadre d'une réflexion interinstitutionnelle sur la formation des prix en Belgique. le début de la crise — constat d'accidents, sida ciblés, gel de certaines hausses — jouent le rôle d'un véritable « frein à main » sur la trajectoire ascendante des prix à la pompe. La métaphore est saisissante : à l'image d'un conducteur qui actionne le frein à main pour retenir un véhicule sur un peigne, le gouvernement empêche la transmission intégrale des chocs de prix internationaux vers le consommateur final, sans toutefois stopper le mouvement de fond. total aux cotations internationales du pétrole brut (Rotterdam) ; d'un cadre européen harmonisé permettant une réponse coordination aux chocs pétroliers.

L'institution rappelle que l'essence représente environ 35 % du prix final, les marges et coûts de distribution environ 15 %, et les taxes près de 50 %. Dans ce contexte, toute intervention publique qui ne touche pas directement à la fiscalité ne peut qu'amortir partiellement la hausse, sans l'annuler.

Les limites de l'intervention unilatérale
L'analyse de l'IBPT rejoint les mises en garde d'experts économiques sur l'impossibilité pour la Belgique d'agir seule sur les prix. Bloquer les prix de vente au détail sans toucher aux prix des raffineries impliquerait de force les détaillants et tenanciers des stations-service à vendre à perte, les conduisant rapidement à la faillite et à l'abandon de leur activité, ce qui provoquerait une pénurie généralisée de carburants en Belgique. TotalEnergies ou Exxon — en les contraignant à produire et vendre à des prix bloqués, il se heurterait à d'énormes problèmes juridiques. Ces groupes internationaux risquent probablement d'interrompre l'investissement en Belgique.
C'est pourquoi l'IBPT recommande de concentrer les efforts sur deux axes complémentaires : d'une part, accélérer la transition énergétique pour réduire structurellement la dépendance aux combustibles fossiles ; d'autre part, travailler à une réponse européenne coordonnée, plutôt que de multiplier les interventions nationales ponctuelles aux effets limités et coûteux pour les finances publiques.

Un débat politique loin d'être. clos
Malgré l'accord du 21 avril, le débat politique autour des prix des carburants est loin d'être réfémé en Belgique. Le Premier ministre De Wever a répété qu'"il n'y a plus d'argent" et que les mesures seraient destinées à des publics précis et temporaires.
L'opposition reste mobilisée. Le PTB demande un bloc de primes à 1,60 euro le litre, une réduction des accidents et des taxes. Ecolo plaide pour des alternatives à la voiture, avec des tickets de transport à 1 euro. Le PS, par la voix de Patrick Prévot, estime que les mesures du gouvernement restent insuffisantes face à l'urgence sociale.
À l'échelle européenne, le Le gouvernement belge assiste avec impatience à la présentation de la "boîte à outils de l'Union européenne", annoncée lors du sommet à Chypre, qui devrait proposer un cadre d'action concerté pour amortir les effets des chocs énergétiques sur les économies membres.

Source originale : ME HAYTI

Auteur

Via ME HAYTI — Journaliste Makaya Enfo

Rédaction Makaya Enfo.

Sources et transparence

  • CNN Brasil
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  • Corrections: hayti@makayaenfo.com