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États-Unis et Iran : quels sont les points encore sans consensus dans les négociations ?.

Par — Chroniqueur Makaya Enfo
États-Unis et Iran : quels sont les points encore sans consensus dans les négociations ?.

ISLAMABAD / WASHINGTON / TÉHÉRAN — Mai 2026

Alors que Donald Trump évoque un accord « imminent » et que Téhéran appelle à la prudence, les négociations entre les États-Unis et l'Iran se déroulent dans une atmosphère de méfiance tenace. Après l'examen des parlants d'Islamabad en avril 2026 et plus des cycles de discussions indirectes, plusieurs les points fondamentaux restent sans consensus. Tour d'horizon des dossiers qui bloquent encore la route vers la paix.

Le nucléaire : le bruit gordien

C'est la couleur du désaccord. Selon Washington, Téhéran refuse tout engagement ferme à renoncer à l'arme nucléaire. Donald Trump lui-même a tranché publiquement : la rénénion d'Islamabad avait avancé sur l'essentiel, à l'exception du seul point qui comptait vraiment — le nucléaire. Les divergences restent profondes : les États-Unis exigent un arrêt complet de l'enrichissement, tandis que l'Iran se dit prêt à envisager une suspension — mais uniquement si son droit souverain à enrichir l'uranium est formellement reconnu.

Les stocks d'uranium fortement enrichis

Autre point de blocage majeur : le tri des stocks iraniens d'uranium hautement enrichi. L'Iran souhaite les conserver sur son territoire; les États-Unis insistent pour un transfert vers un pays tiers, condition sine qua non à la levée des sanctions. Sur les plus de 400 kilogrammes enrichis à 60 %, plusieurs pistes circulent — dilution sur place, transfert vers la Russie, ou rachat par Washington — mais aucune encore n'a été tranchée.

Le détroit d'Ormuz : une arme de négociation

Lors des pourparlers d'Islamabad, l'Iran a refusé de rouvrir le détroit tant qu'un accord de paix définitif ne serait pas signé. Washington a exigé cette réouverture comme condition préalable. Pour plusieurs analystes, l'Iran a accusé un coup d'État diplomatique en imposant le détroit comme sujet prioritaire, alors que ce passage était ouvert avant le 28 février.

Garanties internationales requises pour Téhéran

L'Iran exige des garanties solides contre un événement retrait américain de tout accord futur — une crainte directement nourrie par l'abandon unilatéral du JCPoA de 2015. Ces garanties ne figurent pas dans la proposition américaine actuelle. Téhéran demande également de séparer formellement les deux phases : le cessez-le-feu d'un côté, les négociations de fond de l'autre. Washington cherche au contraire dans les deux dossiers pour maintenir sa pression.

Sanctions économiques : l'homologue iranien

L'Iran est prêt à des concessions sur le nucléaire, surtout si les sanctions sont légères. Téhéran a également signalé sa disposition à ouvrir davantage son marché aux entreprises américaines en échange d'un allègement des restrictions. De plus cette contrepartie est heurtée à la méfiance structurale des deux camps.

Le programme balistique et la politique régionale

Au-delà du nucléaire, l'Iran développe une technologie de missiles à longue portée, dont certains modèles s'inspirent de technologies nord-coréennes. Washington cherche à inclure dans tout accord un volet sur ce programme balistique, ainsi que sur le soutien iranien à ses mandataires régionaux — Hezbollah, Houthis, milices irakiennes. Il n'y a aucun refus de se qualifier pour une condition de pré-autorisation.

L'accord-cadre : une voie étroite

Malgré les blocages, les discussions ne sont pas ruptures. Ce que les négociateurs appellent un « accord-cadre » consisterait à séparer formellement la phase de cessez-le-feu des négociations de fond, qui devrait durer au moins un mois. En échange, les Américains obtiendraient la suspension de l'enrichissement et le transfert éventuel des stocks vers un pays tiers.

Le temps joue contre les deux camps : l'Iran subit l'étranglement économique des sanctions et des frappes, tandis que Trump, confronté aux élections de mi-mandat à l'automne, a besoin d'un résultat diplomatique visible. La fenêtre d’opportunité existe. Mais il fait référence au cycle de négociations sans accord.


Source : Makaya enfo

Auteur

Makaya enfo — Chroniqueur Makaya Enfo

Journaliste sportif. Spécialiste du football haytien et des compétitions internationales.

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